C’est assurément l’une des premières images qui vient en tête lorsqu’on pense au Portugal et particulièrement à Porto !
Les azulejos sont ces petits carreaux de faïence que l’on peut apercevoir sur les façades des bâtiments. En plus de leur beauté architecturale, les azulejos en disent beaucoup sur l’histoire du pays.
D’abord introduit par les populations berbères en Andalousie, cet art s’est ensuite développé au Portugal. Et si au départ les Portugais importaient cet art d’Espagne puis de la Hollande, ceux-ci sont devenus de véritables professionnels dans ce domaine. Il faut dire que d’un point de vue économique et pratique, les azulejos s’avèrent être la meilleure option puisqu’ils s’adaptent parfaitement au climat du pays et leur coût de fabrication se révèle relativement faible. Ce qui distingue les azulejos de Porto de ceux de la capitale portugaise ? On remarque ici un goût prononcé pour le volume et le contraste d’ombre et lumière.
Les azulejos furent donc adaptés par les Portugais à leur propre culture. On les trouve désormais partout : sur les façades ainsi qu’à l’intérieur des maisons, des églises, des palais, des jardins et même des gares ! Au-delà de leur beauté esthétique, ces petits carreaux de faïence dont la couleur dominante est le bleu racontent de vraies histoires. Approchez-vous donc, et vous verrez une véritable trame narrative se dessiner face à vous.
L’une des plus spectaculaires à Porto se situe assurément au sein de la gare São Bento, dans le centre-ville. Ici, les azulejos représentent des scènes historiques du Portugal telles que la bataille de Valdevez ou encore la conquête de Ceuta ainsi que des scènes de la vie populaire portugaise. Impossible de passer également à côté de la chapelle la Capela das Almas. Ici, 16 000 Azulejos sont observables et retracent l’histoire de Saint François d’Assise et de Sainte Catherine.
Ne manquez pas également la cathédrale de Porto baptisée Sé. Si à l’intérieur le style se veut sombre et gothique, la façade offre une formidable fresque représentant des scènes des « Métamorphoses » d’Ovide ainsi que la vie de la Vierge Marie.
Aujourd’hui on peut dire que cet art a parfaitement su épouser la modernité. À Porto, à la fin des années 50, le peintre portugais Julio Resende est parvenu à construire une importante activité de céramiste. L’artiste a ainsi donné un nouveau souffle à cet art qui traverse les époques. Son panneau Ribeira Negra inauguré en 1987 et observable tout près du Pont Dom-Luís en est le parfait exemple !
Toutes ces histoires vous ont peut-être donné envie de vous essayer à cet art ? Pour cela, rendez-vous à l’atelier Brâmica. Ici tout est mis à disposition pour que les visiteurs puissent réaliser leurs propres créations !