Au cœur de la nature sauvage sur l'Île de Santo Antão
La deuxième île du Cap Vert est probablement la plus brute et la plus sauvage. Son relief marqué et volcanique témoigne à merveille du défi qu'acceptent de relever ses habitants au quotidien en continuant d'habiter sur leur île adorée. Côté paysages, les voyageurs ne sont jamais déçus devant les étendues sans fin de vallées encaissées, de sommets abrupts et de forêts épaisses. Une île multiple, à la fois sèche et aride au sud et humide, voire tropicale au nord, où l'on se plaît à partir des journées entières à simplement marcher d'un décor à l'autre.
La plus escarpée des îles de l'archipel, particulièrement inhospitalière, est pourtant habitée depuis de nombreux siècles. Sans relâche, les locaux travaillent la terre afin de cultiver des haricots, du maïs, des arbres fruitiers, du manioc… La vie ici est difficile mais une simple conversation suffit à comprendre combien les habitants sont attachés à leur île. Et il faut bien avouer qu'avec ses plateaux arides et ses crêtes dentelées, Santo Antão est particulièrement séduisante. Quant aux villages suspendus à flanc de collines, ils offrent des panoramas à couper le souffle sur la nature environnante, aussi belle que sauvage et surprenante.
C'est ici, reliant ces petits villages ou s'enfonçant au cœur des forêts et sur les flancs de montagnes, que se trouvent les anciens chemins muletiers. Ces petites routes créées à partir du 19e siècle étaient autrefois le seul lien entre les différentes vallées de l'île. Aujourd'hui, elles forment un fabuleux réseau de sentiers de randonnée. Beaucoup de locaux, d'ailleurs, les empruntent encore pour aller travailler ou se rendre à l'école, quitte à marcher plusieurs heures par jour. C'est donc un tout autre univers que l'on découvre ici, où le lien entre l'homme et la nature n'a pas encore été rompu.